Lauréat du Prix Art Absolument 2023
« Ce que nous voyons, nous regarde »
Espaces de perception — Embodiment
Portfolio
C'est par les conférences du philosophe Didi-Huberman sur les « Faits d'affects » que le travail de Rémi Delaplace est inspiré. De l'art pariétal des hommes préhistoriques peignant dans les cavernes leurs mains, aux tableaux du Caravage autour du clair-obscur, Rémi Delaplace a développé un processus de création : faire signe, ouvrir des possibles, dévoiler — par le clair-obscur. Autant de pistes de recherche dans cette série de tableaux.
En 2023, Rémi Delaplace reprend des toiles de 2008–2010. Elles correspondaient souvent à une période d'abstraction expressionniste. Le projet est de les réinvestir en travaillant sur les affects, les tonicités du geste. Parfois une composition permet une reconstruction de la forme, avec en arrière-plan de travailler sur « ce qui apparaît » : tenter de mettre en avant un fond existant — le fond devenant forme, figure.
Cette série part d'un travail autour de la phénoménologie (ce qui apparaît) et de la perspective. Rémi Delaplace travaille un fond dans l'affect, c'est-à-dire dans une pure tonicité hors de toute relation avec le sentiment.
Le postulat est de travailler la création dans une pleine conscience, en contact avec les sens : le toucher, le regard. Le mouvement pictural vient d'un désir de mouvement, de toucher, de contact à la matière picturale et à la toile. La forme, la composition vient dans un second temps.
Une fois ce fond réalisé, il le construit pour le mettre au premier plan : le fond fait alors figure. La perspective est posée ici comme un préalable à cette recherche sur une nouvelle forme d'abstraction où l'idée d'ouverture (théâtralité) et de signifiance primeraient.
Dans cette série, Rémi Delaplace a pensé la représentation de l'espace dans la perspective et un travail de création à partir de la phénoménologie : ce qui apparaît.
Pensant un post « Support Surface », Rémi Delaplace, suite à sa série Gestalt, aborde la peinture en relation avec la danse contact. La pratique de la danse contact nourrit sa relation à l'espace et à sa représentation. Le postulat est de travailler la création dans une pleine conscience, en contact avec les sens : le toucher, le regard. Le mouvement pictural vient d'un désir de mouvement, de toucher, de contact à la matière picturale et à la toile. La forme, la composition vient dans un second temps. Nous sommes dans une écriture minimale.













































